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| 15/09/2011 | 15:19 | Corruption, Economie, Tunisie

Marouene Mabrouk, l’intouchable..

Monsieur Marouene Mabrouk détient, par le biais de sa participation dans la société anonyme « Maghreb Participation Holding », 56,44% du capital du GAT. En date du 3 juin 2011, la société Sigma Holding (appartenant à la famille Skandrani), actionnaire du GAT, a introduit deux actions en justice pour nommer des administrateurs judiciaires au niveau du GAT et de la société « Maghreb Participation Holding », Le Chef du Contentieux de l’Etat n’a pas assisté aux trois premières audiences de l’affaire ayant demandé le report, malgré une position initiale de ce Département, datée du 27 juin 2011 et notifiée au Tribunal, approuvant la nomination    de ces administrateurs judiciaires. le 11 Août dernier, le Chef du Contentieux de l’Etat se permet de changer d’avis et n’appuie plus les avocats de la partie civile contre Mabrouk.  Ce retournement de position est quelque peu surprenant et a fait beaucoup de remous à Tunis vu l’immunité dont semble dont semble continuer à bénéficier Monsieur Marouene Mabrouk

En fait les deux actions introduites en justice pour nommer des administrateurs judiciaires au niveau du GAT et de la société « Maghreb Participation Holding » par le biais duquel Monsieur Marouene Mabrouk de sa participation dans la société anonyme « Maghreb Participation Holding »

En date du 3 juin 2011, la société Sigma Holding (appartenant à la famille Skandrani), actionnaire du GAT, a introduit deux actions en justice pour nommer des administrateurs judiciaires au niveau du GAT et de la société « Maghreb Participation Holding », affaire sur laquelle le tribunal de première instance n’a pas encore statué, le Contentieux de l’Etat ayant demandé le report, malgré une position initiale de ce Département, datée du 27 juin 2011 et notifiée au Tribunal, approuvant la nomination    de ces administrateurs judiciaires. Ce retournement de position est quelque peu surprenant et a fait l’objet d’une plainte de la part de Sigma Holding auprès de Monsieur le Procureur de la République du Tribunal de Première Instance de Tunis.

La commission de confiscation a tenu, ce matin à son siège, une conférence de presse afin de présenter ses dernières décisions et surtout pour nous éclaircir sur « l’immunité » dont semble jouir Marouen Mabrouk.

Le président de cette commission,le juge Adel Ben Ismail, est revenu sur l’affaire de la GAT, Groupe d’Assurances Tunisie, une des nombreuses sociétés de Marouen Mabrouk. Adel Ben Ismail assure que ce buzz qu’a suscité l’affaire de la GAT n’est qu’une tentative de manipulation menée par un des associés de Mabrouk dans la GAT, en l’occurrence l’actionnaire et président du conseil d’administration, Noureddine Skandrani.

Adel Ben Ismail insiste sur le fait que les 2 sièges qu’occupait l’ex-gendre de Ben Ali, au conseil d’administration de la GAT, ont bien été confisqués. Néanmoins, ceci s’est fait sans la nomination d’un administrateur judiciaire. Pourquoi ? Toujours selon le président de la commission, une telle décision aurait mis la GAT dans une situation financière délicate.

Ben Ismail regrette la campagne dont a été victime la commission de confiscation, laquelle a été accusée de protéger Marouen Mabrouk. Le président de la commission a ainsi déclaré qu’ils peuvent démissionner et laisser leurs places à d’autres, mais qu’ils ne laisseront personne mettre en doute leur objectivité.

En fait l’affaire concerne deux actions introduites en justice pour nommer des administrateurs judiciaires au niveau du GAT et de la société « Maghreb Participation Holding » par le biais duquel Monsieur Marouene Mabrouk gère sa participation dans la GAT.  Le Directeur Général actuel du GAT a été nommé par l’actionnaire « Maghreb Participation Holding », dont le représentant légal est Monsieur Marouene Mabrouk. De plus, la présence de Monsieur Marouene Mabrouk, à ce jour, dans le conseil d’Administration du GAT, peut pénaliser la société auprès de ses réassureurs.

Dans cet ambroglio qui ne peut s’expliquer que par le statut d’intouchable on ne comprend pas pourquoi le maintien du nom de Marouene Mabrouk dans le conseil d’administration du GAT ne porte pas atteinte à cette dernière alors qu’il est signaler aux milieux d’affaire internationaux comme personne suspecte et d’autre par , et si on admet cela pourquoi le Chef du Contentieux de l’Etat n’a pas consenti à la nomination d’administrateur judiciaire au niveau de la société « Maghreb Participation Holding » par le biais duquel Monsieur Marouene Mabrouk gère ses action au GAT.

Marouane Mabrouk est à la tête d’un groupe avec plus de 12000 emplois directs et près de 895 millions d’euros de chiffre d’affaires refuse d’être associée au naufrage des Ben Ali.  Pourtant, personne n’ignore l’enrichissement par alliance des Mabrouk (1) suite au mariage de Marouane avec Cyrine Ben Ali en 1996. Quelques exemples :

• La prise de contrôle de la BIAT d’une façon opaque par les frères Mabrouk grâce à des instructions données par Ben Ali. (1)

• La privatisation de la Société Le Moteur dans des conditions douteuses au bénéfice des Mabrouk et avec un prix de cession médiocre sous la bénédiction de l’ex président de la république en personne.

• L’obtention en franchise d’une licence Casino pour Géant très encouragée par des instructions ex-présidentielles, en plus des 71 supermarchés Monoprix qui est en réalité une enseigne partagée par Casino et les Galeries Lafayette (6)

• La licence du troisième opérateur téléphonique Orange Tunisie a été accordée à la fille du président déchu, Cyrine Ben Ali épouse Mabrouk. (2).

• L’acquisition de la license mobile 3G + Internet d’Orange Tunisie pour seulement 130 millions d’euros dans un appel d’offre contre un cout estimée par les autorités à 550 millions d’euros. (2)

Contrairement à plusieurs entreprises qui appartenaient aux gendres du président déchu, il n y a toujours pas d’administrateurs représentants de l’état au conseil d’administration d’Orange. De même, toutes les procédures judiciaires de saisies à la GAT sont bloquées. Aussi, le dossier de la BIAT a été bafouillé et aucun suivi clair n’a été présenté à l’opinion publique concernant la première banque du pays.

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