Parti de Menzel Bouzaiane, un millier de manifestants a gagné la capitale tunisienne pour réclamer la démission du gouvernement de transition. »Un mois, deux mois, trois mois! Jusqu’à la chute du régime! ». Criant leur détermination, des milliers de Tunisiens, dont des jeunes venus du centre frondeur et déshérité du pays, ont entamé dimanche 23 janvier à Tunis le siège du palais de la Kasbah, qui abrite le Premier ministre.
« Le peuple vient faire tomber le gouvernement« , proclame une banderole accrochée aux grilles du bâtiment, témoignant de la défiance de la rue à l’égard des autorités de transition, dominées par des caciques de l’ancien régime.
Menzel Bouzaiane, Sidi Bouzib, Regueb: un millier de manifestants de ces bourgades considérées comme les foyers les plus actifs d’un mois de soulèvement populaire qui a provoqué, le 14 janvier, la chute du régime honni du président Zine El Abidine Ben Ali, sont arrivés dimanche dans la capitale.
« Ils ne voleront pas notre révolution »
« Nous sommes venus pour faire tomber les derniers restes de la dictature« , explique Mohammed Layani, un vieil homme drapé dans un drapeau tunisien, membre de cette « caravane de la libération », comme l’ont baptisée ses participants.
Partis samedi du centre du pays, les protestataires ont atteint dimanche matin Tunis, en dépit du couvre-feu, en alternant marche et trajets en un convoi hétéroclite de voitures, de motos, et de camionnettes.
« Ils ont volé nos richesses, ils ne voleront pas notre révolution« , scandent sous les fenêtres du Premier ministre Mohammed Ghannouchi, les « marcheurs« , rejoints par un flot continu de manifestants de Tunis qui ont porté leur nombre à plusieurs milliers – 3.000 selon un policier sur place.
Quelques membres des forces de l’ordre se tenaient devant les portes de bois massif du « Premier ministère », qu’un graffiti a renommé « ministère du peuple », à quelques mètres des manifestants, qui appelaient à la démission du gouvernement et chantaient l’hymne national.
« La liberté avant le pain »
Syndicalistes, opposants de gauche, islamistes, citoyens ordinaires, femmes et enfants, la foule offrait une image en miniature de la Tunisie, où les revendications politiques se mêlaient aux considérations sociales.
« Nous sommes marginalisés à l’intérieur du pays, toutes les richesses sont concentrées sur la côte. Mais notre demande principale, c’est la liberté avant le pain. On veut faire tomber ce régime fasciste et corrompu« , explique Samir, un jeune venu d’un village rocailleux du centre du pays, bien loin de la Tunisie des stations balnéaires de carte postale.
Rokia est venue avec ses trois sœurs pour « dénoncer l’injustice« : « On est toutes les quatre diplômées de l’enseignement supérieur et on n’a pas réussi à trouver un travail car on n’était pas membres du RCD », le Rassemblement constitutionnel démocratique, parti hégémonique de Ben Ali.
Absents de la révolte populaire, les islamistes, dont plusieurs centaines de militants sont actuellement emprisonnés, apparaissent désormais au grand jour. « La révolution a été faite par le peuple mais c’est nous, les islamistes, qui en avons payé le prix, à travers toutes les injustices que nous avons subies pendant des années« , a témoigné Mohammed Hedi Ayari, militant du parti islamiste Ennahdha, interdit et persécuté par le régime Ben Ali.
Alors que samedi, les policiers avaient rejoint en masse les manifestations, bras dessus bras dessous avec des militants qu’ils matraquaient quelques jours plus tôt, le climat est plus tendu dimanche avec les marcheurs de la « Caravane », qui brandissaient les portraits des victimes de la répression de la révolte populaire au cours de laquelle au moins 100 personnes ont été tuées selon l’ONU. « Ce n’est pas la révolution du jasmin, c’est la révolution du sang, et elle n’est pas terminée. Nous sommes venus pour venger le sang de nos martyrs tombés pendant l’Intifada« , lance un jeune homme au regard noir. (Nouvelobs.com – 23/01/2011)




VERS L’INSTAURATION D’UN CONSEIL NATIONAL DE LA REVOLUTION EN TUNISIE POUR GARANTIR L’APPLICATION DES REVENDICATIONS DU PEUPLE TUNISIEN.
Le Gouvernorat de Kasserine vient récemment de créer un Comité de Révolution pour la sauvgarde de la Révolution tunsienne du 14 janvier 2011. Cette initiative est excellente et devrait être rapidement étendue à l’ensemble des Gouvernoorats sans exception en Tunisie.
Chaque Gouvernorat en Tunisie devrait créer dans les meilleurs délais un Comité de Révolution pour la Sauvegarde de la Révolution du 14 janvier 2011.
L’ensemble des Comités de Révolution devrontt être représentés par un CONSEIL NATIONAL DE LA REVOLUTION TUNISIENNE du 14 janvier 2011.
La composition des Membres du Conseil National de la REVOLUTION devrait se faire de la manière suivante :
Chaque Gouvernorat de Tunisie doit désigner parmi son Comité de Révolution, deux Membres qui composeront le CONSEIL NATIONAL DE LA REVOLUTION du 14 janvier 2011.
L’Armée tunisienne doit veiller à la protection des Comités de la Revolution et du Conseil National de la Révolution du 14 janvier 2011 et ne doit en aucun cas empêcher leurs fonctionnements ni s’ingérer dans leurs affaires…car l’armée c’est aussi le Peupe Tunisien…
Dans le respect de la Constitution actuelle héritée du régime de BEN ALI, le Président actuel par intérim ou son Premier Ministre doivent confier un Mandat au Conseil National de la Révolution du 14 janvier 2011 qui devrait créer une ASSEMBLEE NATIONALE CONSTITUANTE et proclamer la naissance d’une REPUBLIQUE NOUVELLE EN TUNISIE.
Le CONSEIL NATIONAL DE LA REVOLUTION du 14 janvier 2011 ne serait pas dissout par la création de l’ASSEMBLEE NATIONALE CONSTITUANTE, mais ce Conseil de la Révolution continuera à fonctionner d’une façon permanente et continuera comme étant une Institution de la Nouvelle République de la Tunisie.
Cette Assemblée Constituante devrait s’atteler à la rédaction d’une Constitution nouvelle pour la Tunisie, rédaction qui devrait avoir la participation représentative de l’ensemble des partis politiques, de l’ensemble des Syndicats, de l’ensembles personnalités compétentes provenant de l’ensemble des Gouvernorats de Tunisie.
Si le Président tunisien par intérim ainsi que son Premier Ministre refuseraient d’octroyer un Mandat au Conseil de la Revolution pour instituer une ASSEMBLEE NATIONALE CONSTITUANTE, alors il appartiendrait au CONSEIL NATIONAL DE LA REVOLUTION du 14 janvier 2011 émanation du Peuple Tunisien de procéder à la création de cette Assemblée Constiutante.
Outre la rédaction d’une nouvelle Constitution tunisienne, l’ASSEMBL2E NATIONALE CONSTITUANTE aurait à sa charge l’adoption de nouvelles lois en remplacement de celles qui ont été héritées du régime de BEN ALI, notamment celles relatives au Code électoral, aux diverses institutions, aux Partis politiques, à la Presse, à l’investissement étranger en Tunisie..
Le CONSEIL NATIONAL DE LA REVOLUTION tunisienne du 14 janvier 2011 devrait dissoudre la Chambre des députés de Tunisie ainsi que son Président, la Chambre des Conseillers ainsi que son Président, le Conseil Constitutionnel de Tunisie émanation du régime de BEN ALI et également il devrait dissoudre le Gouvernement actuel, son Premier Ministre et l’ensemble de ses Ministres…ainsi que d’autres instituions comme la Cour des Comptes, etc…
Telles sont des propositions pour servir la cause de la REVOLUTION actuelle du peuple tunisien
Fait par G.H.
Le 25 janvier 2011
Le texte de G.H. « vers l’instauration d’un Conseil National en Tunisie » est très intéressant pur sauvegarder la Revolution du Peuple Tunisie.! Pourriez-vous S.V.P le médiatiser en Tunisie dans les différents médias et sites internet en Tunisie pour qu’il soit lu et mis en pratique rapidement en Tunisie par l’ensemble des partis politiques en Tunisie aini que par l’U.G.T.T., le Conseil de l’Ordre des Avocats de Tunisie, etc… Il nous faut un Conseil National de la Révolution en Tunisie et des Comités de Révolution dans les Gouvernorats de Tunisie, sinon le Peuple Tunisien qui n’est pas organisé risque de perdre sa Révolution…
Moktar CHERIF
L’intitiative d’instaurer rapidement en Tunisie un Conseil National de Révolution en Tunisie et créer aussi dans chaque Gouvernorat des Comités de Révolution pour la sauvegarde de la Révolution et très intéressante car la Révolution tunisienne ne possède aucune instance nationale qui puisse être son interlocuteur et défendre ses intérêts. La Révolution tunisienne est actuellement dans une situation très fragile et se trouve menacée par de nombreux ennemies et dangers pouvant provenir prochainement aussi bien de l’intérieur de la Tunisie que de son extérieur…
Pour aider à la réussite de la Révolution tunisienne, pourriez-vous mediatiser l’article de G.H. ci-dessus intitulé « vers l’instauration d’un Conseil National de Tunisie… » en le lançant en Tunisie à travers les médias et internet et facebook et twitter, pour que cette initiative de créer ce Conseil National de Révolution soit captée par les intéressés en Tunisie, peuple, partis politiques, syndicats, personnalités influentes du côté du peuple, etc…
Merci.
KHIARI, le 26 janvier 2011