L’union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) a adressé dans une motion publié hier un appel à la dissolution de l’actuel gouvernement dont trois de ses représentant se sont retirés précédemment. Une position « qui s’est avérée juste et correspond aux demandes des manifestants et des composantes de la société politique et civile » rappelle le syndicat dans son communiqué.
Les manifestations dans tout le pays à l’instigation du syndicat continuent à mettre la pression sur le gouvernement. L’UGTT aurait aussi appelé à des grèves tournantes dans les régions
Voici le texte de la motion de la commission administrative de l’UGTT réunie hier :
1) La CA réaffirme que l’UGTT est une organisation nationale concernée par le fait politique, et ce vu son histoire de lutte durant l’époque coloniale ou durant la période de la construction de l’Etat moderne et en considération des liens dialectique entre l’économie, le social , le politique, le culturel qui existent dans un processus de développement et surtout durant ces jours
2) Ils rappellent que le retrait des ministres de l’UGTT du gouvernement est du au fait qu’il n’a pas été répondu aux conditions posées par le bureau exécutif de l’UGTT dans sa déclaration du 15 janvier, position qui s’est avérée juste et correspond aux demandes des manifestants et des composantes de la société politique et civile
3) Vu les grandes manifestations dans le pays qui réclament la dissolution du gouvernement et le refus d’y voir la participation de représentants du RCD, en considération, vu les démissions nombreuses vu au refus d’un certain nombre de partis et courants politiques, et vu la nécessité de rassurer tout le monde pour se consacrer effectivement aux réformes annoncées ; les membres de la CA demandent la dissolution du gouvernement et la création d’un gouvernement de coalition et de « sauvetage » nationale qui répond aux demandes des manifestants et des partis politiques, des associations, des ONG et de l’ensemble du peuple.
4) Il décident en vue de la participation effective à une commission de réformes politiques ; la création de comités syndicaux composés d’experts et de spécialistes pour la préparation des projets de l’UGTT en matière de réformes politiques, économiques , sociales qu’il y a lieu de mettre en place pour l’édification de la démocratie ; ainsi que des élections transparentes qui permettent des la liberté de choix et la création d’un gouvernement parlementaire, une information honnête. En outre l’UGTT demande a participer la commission d’enquête sur les meurtres par balles en vue de juger les responsables et aussi sa participation dans la commission contre la corruption
5) Ils appellent tous les travailleurs à se dresser contre les tentatives d’entraves au fonctionnement normal des institutions et leurs retour à la normal, et aussi à rester sur ses gardes pour la défense de nos acquis et éviter au pays tout vide
6) Ils réaffirment leur droits de lutter légitimement soit par la grève ou les manifestations pacifiques jusqu’à la composition du gouvernement selon les conditions posées par l’UGTT et qui correspondent aux demandes de toutes les composantes politique et à celles du peuples
7) Ils demandent la proclamation du 14 janvier comme fête nationale
8) Ils demandent de toute urgence aux travailleurs de maintenir l’unité de leur organisation pour permettre la continuité de la lutte et la satisfaction des revendications et de rester vigilants contre les tentatives de division
بيان الهيئة الإدارية الوطنية للاتحاد العام التونسي للشغل
إن أعضاء الهيئة الإدارية الوطنية للاتحاد العام التونسي للشغل المجتمعين اليوم الجمعة 21 جانفي 2011 برئاسة الأخ عبد السلام جراد الأمين العام لتقييم حصيلة الانتفاضة الشعبية ولتدارس ما آلت إليه المشاورات السياسية وما ميّز الحراك المتواصل للشارع والمسيرات محليا وجهويا ووطنيا:
1. يؤكدون أن الاتحاد العام التونسي للشغل منظمة وطنية معنية بالضرورة بالشأن السياسي سواء بتاريخها النضالي في مرحلة الاستعمار المباشر، أو في طور بناء الدولة الحديثة باعتبار التلازم الجدلي بين الأبعاد الاقتصادية والاجتماعية والسياسية والثقافية في مسار التنمية، بل إنّها المهمّة التي أضحت اليوم ملحّة أكثر من أيّ وقت مضى.
2. يذكّرون بأنّ سحب الإتحاد العام التونسي للشغل لمرشحيه من الحكومة ناتج عن عدم الاستجابة للشروط التي حدّدها المكتب التنفيذي في بيانه الصادر عنه بتاريخ 15 جانفي 2011 وهو الموقف الذي ثبتت صحّته وتأكد استناده إلى قراءة موضوعية لمسار الأحداث من خلال مطالب الجماهير المتظاهرة وبقية مكوّنات المجتمع السياسية والمدنية.
3. باعتبار ما يشهده الشارع في كافة مناطق البلاد من مسيرات حاشدة منادية بحلّ الحكومة وبرفض ممثلي التجمع الدستوري الديمقراطي فيها، وباعتبار ما شهدته من استقالات متعددة وبالنظر إلى رفضها من عدد من الأحزاب والتيارات السياسية وبحكم الحاجة الملحّة إلى طمأنة الجميع من أجل التفرّغ للشروع في الإعداد الفعلي للإصلاحات المعلن عنها، يدعو أعضاء الهيئة الإدارية الوطنية للاتحاد العام التونسي للشغل إلى حلّ الحكومة وتشكيل حكومة إنقاذ وطني ائتلافية تستجيب لمطالب المتظاهرين وللأحزاب السياسية والجمعيات والمنظمات غير الحكومية وعموم الشعب.
4. يقرّرون من أجل المشاركة الفعالة في لجنة الإصلاح السياسي تشكيل لجان نقابية تتألف من خبراء ومختصين لإعداد تصوّرات الاتحاد العام التونسي للشغل حول الإصلاحات السياسية والاقتصادية والاجتماعية التي يتحتّم إجراؤها تأسيسا للديمقراطية ولانتخابات شفافة تضمن حرية الاختيار وتؤسّس لحكومة برلمانية ولإعلام نزيه فضلا عن تأكيد أعضاء الهيئة الإدارية على ضرورة تمثيل المنظمة في لجنة تقصّي الحقائق ومتابعة كل من تورّط في قتل المواطنين الأبرياء بإطلاق الرصاص على المتظاهرين أو بالأمر به وضرورة تمثيلها في لجنة متابعة الفساد المالي والرشوة وكل مظاهر الانحرافات.
5. يدعون كافة الشغالين إلى التصدّي لكل المحاولات التي تهدف إلى تعطيل السير العادي للمؤسسات وتنال من عودتها إلى نسق نشاطها العادي، وإلى التحلي باليقظة الضرورية دفاعا عن ممتلكاتنا وضمان استمرار الآليات اللازمة لإدارتها وتسيير دواليبها، من أجل الحفاظ على المصالح الحيوية لعموم الشعب وتجنيب البلاد حالة الفراغ الدائم الأمر الذي بدأ يلحق ضررا بالعمال وبمواطن شغلهم.
6. يعبرون عن تمسّكهم بالاستمرار في خوض النضالات المشروعة سواء بالإضراب أو بالتظاهر السلمي حتى إعادة تشكيل الحكومة وفق الشروط التي ضبطها الإتحاد العام التونسي للشغل والتي تستجيب إلى شرائح كافة الأطياف السياسية وعموم الشعب.
7. يدعون إلى اعتبار يوم 14 جانفي عيدا وطنيا بالنسبة إلى القطاعين العام والخاص والوظيفة العمومية وكافة فئات الشعب.
8. يتوجّهون بالدعوة الملحّة إلى كافة النقابيين والشغالين للعمل على الحفاظ على وحدة منظمتهم ضمانا لاستمرارية نضالها حتى إدراك أهدافها المتفاعلة مع طلبات المتظاهرين وعموم الشعب وإلى توخّي اليقظة إزاء كلّ محاولات شقّ صفوفنا ووحدة قراراتنا في هذه المرحلة الحسّاسة من تاريخ بلادنا.
عاشت نضالات شعبنا الأبيّ على درب عزة تونس ومناعتها.
تونس، في 21 جانفي 2011
الأمين العام




Remarques sur l’exigence de l’indépendance et la composition de la Commission des réformes proclamée le 17 janvier par le Premier Ministre GHANNOUCHI.
Entreprendre la révision de la Constitution tunisienne ou l’adoption d’une Constitution nouvelle n’est pas une chose à prendre à la légère car elle engage sérieusement l’avenir démocratique de la Tunisie ainsi que son organisation politique et adminstrative, ses libertés fondamentales. Si cette Commission des réformes aurait lieu, elle devrait être entourées de sérieuses garanties, tant en ce qui concerne sa Présidence et sa composition,
sa relation avec le Premier Ministre et le Président de la République par intérim ainsi que les élus, et tant en ce qui concerne la consulation du peuple tunisien à travers tout le processus normatif de l’éléaboration de cette Constitution tunisienne ou de sa révision.
Pour défendre l’intérêt et l’avenir des citoyens tunisiens, et pour assurer une véritable indépendance de la Commission des réformes, il convient de prendre en considération les éléments suivants :
1- La consultation par référendu du Peuple tunisien sur le choix de
savoir s’il faut opter pour un Régime Parlementaire ou pour un
Régime Présidentiel avant même d’entreprendre l’élaboration de la
Constitution ou sa révision par la Commission.
Des questions clefs doivent avoir une réponse du peuple tunisien, ne serait-ce que par référendum avant d’entreprende l’élaboration de la Constitution tunisienne sur la question qui consiste à opter pour un Régime parlementaire ou un Régime Présidentiel en Tunisie. Le choix entre ce deux régimes parlementaire ou présidentiel en Tunisie doit être déterminé par la réponse du Peuple Tunisien à travers sa consulation par référendum car, il va énormement de son avenir. Ce choix entre ces deux régimes parlementaire et présidentiel ne doit en aucune manière être laissé au bon vouloir de la Commission des Réformes. Il doit être fait avant d’entamer
l’élaboration d’une nouvelle constitution ou sa révision
2- La Présidence de la Commission des réformes doit être collégiale
et non uni-personnelle.
Mr.GHANNOUCHI a désigné Mr.Yadh Achour pour présider la Commission des réformes. Cette désignation est unipersonnelle c’est-à-dire que Mr.GHANNOUCHI avait confié la présidence de la Commission des réformes uniquement à Mr.Yadh ACHOUR en lui confiant toutes les compétences concernant sa composition et concernant toutes autres questions relatives à l’élaboration d’une nouvelle Constitution tunisienne. Mr.GHANNOUCHI avait affirmé hier, le 21 janvier 2011 à la télévision tunisienne vers 21h30 que cette Commission des réformes est indépendante parceque Mr.Yadh Achour est totalement idépendant de l’autorité du Premier Ministre. En réalité, le fait
de confier la présidence de l’élaboration de la Constitution tunisienne uniquement à Mr.Yadh ACHOUR n’est pas du tout une garantie d’indépendance mais au contraire une véritable garantie de dépendance de la Commission des réformes à l’autorié du Premier MInistre, ne serait-ce que par le Choix de Yadh ACHOUR tout seul pour déterminer l’avenir constitutionnel de la Tunisie!…
Le Choix de la Présidence de la Commission des réformes doit être d’une composition collégiale regroupant une pluralité de Présidents ayant une certaine compétence et aussi une certaine représentativité nationale issue conjointement,soit à travers les régions et Gouvernorats, soit à travers les partis politiques, soit à travers les Syndicats. En aucune manière, la présidence de la Commission des réformes ne doit être confiée à une personne seule qui a la possibilité d’orienter seule les grandes lignes de la réforme constitutionnelle tunisienne qui engage l’avenir de l’ensemble des citoyens tunisiens.
D’autant plus que le choix par Mr.GHANOOUCHI de Mr.Yadh ACHOUR est très contesté. Déjà, Mr.GHANNOUCHI ne jouit pas d’une grande légitimité ni même son Gouvernement d’Union Nationale qui ne reflète pas du tout l’Union Nationale, Gouvernement dont fait actuellement partie Mr.Yadh ACHOUR en tant que Président des réformes. A cette désignation contestée, s’ajoute aussi le fait que Mr.Yadh ACHOUR est un ancien Professeur de Droit Public à la retraite et que son frère Rifaa ACHOUR est aussi Professeur de Droit Public ayant déjà appartenu en 2000-2002 au Gouvernement du Président Ben Ali et que dans l’ensemble un certain nombre de Professeurs de Droit Public en Tunisie ont durant le règne de BEN ALI participé énergiquement à la révision en 2002 de la Constituion tunisienne pour permettre à Ben Ali de rester au pouvoir sans limite de mandat en lui conférant des immunités lui permettant de fuir.
Il serait encore dangereux de confier la présidence de la Commission des réformes à une personnalité unique en l’occurence un Professeur de Droit car cette possibilité permet encore à d’autres professeurs de droit de se concerter sur les réformes et ainsi orienter les décisons de la Présidence de la Comission sans aucun contrepoids comme ce fut le cas en 2002 lors de la révision constitutionelle…
3- La composition des Membres de la Commission des réformes
politiques doit être représentative de l’ensemble des citoyens
tunisiens
Une fois que la question de la Présidence de la Commission des réformes politiques est reglée en lui confiant une présidence collégiale, vient alors la question de la désignation de ses membres qui la composent.
La composition de la Commission des réformes politiques ne doit en aucune manière être déterminée par le bon vouloir d’un Président tout seul. Ceci n’est pas du tout une garantie de sont indépendance!
Les Membres qui composent la Commission des réformes politiques doivent être désignés en prenant en considération les critères suivants :
- les Membres de la Commission des Réformes doivent être désignés au niveau de chaque Gouvernorat, retenus pour leur compétences représentant sans exception l’ensembles des Gouvernorats, également au niveau des partis politiques représentants l’ensemble des Partis politiques sans excetion et également aux niveaux des divers Syndicats nationaux
3- l’élaboration du projet de Constitution ou sa révision
Le projet d’élaboration d’une nouvelle Constitution tunisienne ou sa révision par la Commission des réformes ne doit pas du tout écarter la consultation du peuple tunisien pour les questions clefs telle que la représentation à la proportionelle au sein de l’Assemblée ou au sein de la Chambre des Conseillers, le mode du scrutin, la question de la séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif,judiciaire) qui doit être prescrite dans la Constitution, les Droits de l’Homme et la déclaration universelle des Droits de l’Homme qui doivent y figurer, les principes généraux, la garantie des libertés fondamentales, la liberté de Presse, la liberté religieuse (de Culte), la liberté d’opinion, la liberté de circulation, l’interdiction des discriminations en raison de la race ou de la religion, la protection de l’intégrité physique notamment l’interdiction totale de la pratique de la torture en tunisie et tant d’autres questions relatives à l’organisation des pouvoirs en Tunisie.
Cette démarche est aussi valable los de la modication de l’arsenal juridique en vigueur concernant les partis politiques, la presse, le Code électoral, le Code de l’investissement, la Presse, la Radio, la Télévision, l’Internet, le Code Civil (mariage, divorce,
pensions alimentaires), la garde à vue et les garanties durant la garde à vue, le Code du Travail, l’organisation judiciare, la procédure judiciaire civile et pénale, etc…et tant d’autres questions qui concernent la vie des citoyens tunisiens ainsi que leurs droits…
Tels sont quelques remarques avancées dans l’intérêt du Peuple Tunisien concernant le Statut de la Commission des réformes, son indépendance et sa composition dans l’espoir que ces remarques seraient revendiquées et retenues par les instances concernées.
fait le 22 janvier 2011
par G.H.
CES SALES RCDISTES NE LACHENT PAS DE NOUS CAUCHEMARTISER AVEC CE VIEU STAFF DE CHIYEB ROAMERICAIN ET SIONISTE.
CE GOUVERNEMENT QUI S’IMPOSE UNILATERALEMENT EN DEPIT DE LA VOLONTE DU PEUPLE CHERCHE ENCORE A DEFENDRE SA POLITIQUE DE 5ARAB ET CHERCHE A CACHER ET FALSIFIER DES DOCUMENTS AVANT L’ARRIVEE D’UN GOUVERNEMENT ISSU DU PEUPLE AU POUVOIR:
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CETTE SEMAINE DU 24-29 JANVIER
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DOIT ETRE DECISIVE POUR L’EFFONDREMENT DE GOUVERNEMENT HANDICAPE ET PARALYSE AVEC LA DEMISSION DE L’OPPOSITIO0N .
LES GREVES PAR SECTEUR DOIVENT SE MAINTENIR.
POUR DEFENDRE LEUR DROITS
ET POUR L’APPEL A LA DISSOLUTION DE CE GOUVERNEMENT.
GHANNOUCHI MORJENE ET LES AUTRES RCDISTES DEVRONT PARTIR
SANS MERCI.
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UNE GREVE GENERALE DEVRA ETRE PROGRAMMEE A PARTIR DU 01 FEVRIER.
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JE ME DEMANDE SI CE GOUVERNEMENT EST PROPRE COMME ILS SE DISENT SES MINISTRES, ALORS QU’EST CE QU’IL ATTEND POUR EMETTRE UN MANDAT D’ARRET DES FUILLEURES VOLEURS. EST CE QU’ILS ATTENDENT A CE QE LEUR ZA3IMA L’7AJEMA TERMINE SES MAQUILLAGES ET DEGUISEMENTS DES BANDITS ET ILS PRENNENT LA FUITE DE NOUVEAU!!
POURQUOI ILS NOUS ONT MENTI POUR CE QUI EST DE 1.5tonnes D’OR ENROBËS.??
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SI CE GOUVERNEMENT VEUT REELEMENT LE BIEN POUR LA TUNSIE ET LES TUNISIENS :
QU’ILS DEMISSIONNENT DE LEUR FONCTIONS MINISTERIELLES LES RCDISTES!!
NOUS AURONS LA PAIX …
ET MONSIEUR LE PRESIDENT ! CHERCHEZ LOIN DES RCDISTES ET DONNEZ LES CLEFS A UNE FIGURE INDEPENDANT DE L’OPPOSITION POUR CONSTRUIRE CE GOUVERNEMENT DE COALITION.!!!!