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| 7/01/2010 | 7:00 | Injustice, Tunisie

Tunisie: grèves de la faim pour la libération de Ben Brik et Makhlouf

Ben BrikLes journalistes et cybernautes dissidents tunisiens ont affirmé avoir observé une journée de grève de la faim mardi pour la libération de leurs confrères emprisonnés, Taoufik Ben Brik et Zouhaier Makhlouf, selon un communiqué transmis à l’AFP.

La journée de jeûne à l’initiative d’un groupe dit « Comité tunisien pour la protection des journalistes » était destinée à protester contre la condition des deux journalistes détenus et à demander leur libération « sans condition », ont affirmé deux membres du comité.

La grève a été suivie, selon eux, par une trentaine de personnes sur les lieux de travail ou à domicile, une rupture de jeûne collective n’a pu être organisée, a précisé Mohamed Hamrouni. « C’était un acte pacifique pour attirer l’attention des autorités sur les conditions de nos confrères et nous espérons être entendus« , a-t-il ajouté.

Taoufik Ben Brik et Zouhair Makhlouf ont été condamnés respectivement à six et trois mois de prison ferme, le premier pour violences contre une femme, et pour « atteinte au droit de l’image » à l’occasion d’un reportage pour le second. Leurs défenseurs estiment qu’ils ont été jugés pour leurs articles et production hostiles au régime dans la foulée des élections présidentielle et législatives d’octobre dernier en Tunisie.

Le comité a affirmé avoir reçu l’appui d’opposants, avocats et défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie et à l’étranger et envisage d’appeler à une « grève de la faim internationale« , selon un de ses membres, Mahmoud Dhaouadi, journaliste au quotidien gouvernemental Assahafa (La Presse).

La famille Ben Brik entame une grève de la faim illimitée

Azza Zarrad, épouse de Taoufik Ben Brik, a déclaré à Reporters sans frontières, le 6 janvier 2010, à l’issue de sa visite hebdomadaire à son mari dans la prison de Siliana, l’intention de huit membres de sa famille d’entamer une grève de la faim illimitée pour dénoncer la détention du journaliste.  « Ses cinq frères, deux sœurs et moi-même entamons à compter de ce soir une grève de la fin illimitée. Ça ne peut plus durer. Il faut que le monde entier bouge (…). Quand les mots ne sont plus écoutés, les seules armes qui nous restent sont nos corps », a déclaré Azza Zarrad.

Reporters sans frontières appelle les autorités à entendre les demandes de la famille de Taoufik Ben Brik. En outre, l’organisation dénonce de nouvelles pressions policières sur les journalistes indépendants au cours des deux dernières semaines. (Mercredi 06 Janvier 2010)

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